20050805

bataille de Forbach

en mars
Je suis à la tête d'un groupe de 12 soldats. Je partage le groupe en 2, de chaque coté de la rue .je rejoins l'autre groupe et je traverse la route. 
Je sens que je vais prendre une balle. Tout à coup une balle siffe à mes oreilles sans l'atteindre. Un tireur allemand isolé caché dans le clocher me visait. 

7 commentaires:

  1. LIONS EN BAGARRE

    C'étaient vingt sept lionceaux, vingt sept au coeur ardent
    Vingt sept travailleurs, aux longs crocs redoutables,
    Menés par un vieux fauve, dont les rugissements,
    Etaient pour les petits une musique agréable.

    Ils partirent un matin plein d fougue et d'audace
    Attaquer les chacals puants et rapineurs
    Forcer dans leurs repaires, ces ignobles rapaces
    Faire payer tous les crimes de ces brutes sans honneur.

    En partant chacun d'eux dirigea son regard
    Vers le chef qui joyeux attendait, l'air confiant
    Et si permis, eux tous, un seul eut l'ait hagard
    C'est qu'il n'était des lions que peu auparavant.

    Un jeune et valeureux de ces fauves superbes
    Entraîna le premier , sa meute à lui serrée
    Et d'un élan sublime bondissant dans les herbes
    Se rua sur le boche qui restait atterré.

    Le second de ces chefs non moins impétueux
    Malgré un sobriquet pouvant prêter à rire
    S'élança sur les traces de son frère courageux
    Bondit vers le combat, la mêlée qui l'attire

    Le vieux lion frémissant allait de l'un à l'autre
    Heureux et plein d'orgueil à ce noble spectacle
    Admirait ses lionceaux s'acharnant sur les autres
    De l'héroïsme antique atteignant le pinacle.

    Quand soudain deux petits par les hyène attaqués
    Répandirent leur sang sur la terre fumante
    Par leur frère de combat ces deux héros blessés
    Sont de suite amenés vers la paix reposante

    Le reste de la troupe s'acharne et continue
    D'harceler l'ennemi caché dans ses terriers
    Mais le jour s'achève et la nuit venue
    Ils reviennent vers leur gîte avec des prisonniers.
    Le vieux lion promenant sur ses jeunes vainqueurs
    Son regard plein d'orgueil et aussi de tendresse
    Se tournant vers les autres simplement spectateurs
    Leur dit dans son langage soudain plein de rudesse

    "Saluez tous bien bas cette troupe qui passe
    Ils ont droit au respect car ce sont des guerriers
    Que le lâche coyotte devant eux voile sa face
    Ils reviennent du combat tous couverts de lauriers.

    Mais un vieillard chenu à figure de sage
    M'a dit en chevrotant" Je les connais ces lions
    J'ai pu dans une caserne et non dans une cage
    Reconnaître tous ces braves de la Première section..
    Saarbrûck le 29/03/1945 René Stesel

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  2. 2 avril 1945

    Remise des drapeaux aux régiments reconstitués
    par le général De gaulle
    à Paris Place de la Concorde

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  3. Le capitaine Gigleux propose au sergent chef Regnier René la citation à l'ordre de l'armée pour sa participation aux opérations dans le secteur de Forbach du 28 février au 6 mars 1945:
    " Lors de l'attaque du 3 mars 1945( Glashutte) a magnifiquement entraîné son groupe, faisant preuve d'une combativité remarquable. A atteint son objectif dans un temps record, surprenant l'ennemi et le neutralisant immédiatement par la fougue de son attaque"

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  4. LE 25 NOVEMBRE 1945, citation à l'ordre de la brigade par le général de corps d'armée Dody, Gouverneur militaire de Metz, Commandant la XXI ème Région

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  5. Diplôme de reconnaissance remis par la ville de Forbach le 8 mai 1996
    - Forbach a été libérée définitivement le 14 mars 1945 à l'issue de combats âpres et violents qui ont valu à 33 membres du 146° Régiment d'Infanterie de verser leur sang sur son sol.
    Le 146° R.I. a été le premier régiment français à pénétrer le 14 mars 1945 sur le sol allemand.

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  6. RENCONTRE FUNEBRE
    Derrière une haie de ronces
    Dans un coin de verdure
    Qu'une eau claire défonce
    Tu gisais -funèbre pourriture

    Tu es le mort sans nom, le cadavre anonyme
    Dirait un anonyme des souffrances passées
    Mais je connais ton nom, tu t'appelles le crime
    Tu es l'ennemi odieux, l'oppresseur détesté.

    Ta dépouille misérable pourrissant en sol franc
    N'attire plus le respect que l'on doit à un mort
    Et les vers grouillant dans ta tête et tes flancs
    Rongent tes chairs verdies comme un suprême remords.

    Tu es celui qui fut durant des années sombres
    Le bourreau assassin de beaucoup de nos frères
    Ne laissant derrière toi que des larmes ou des tombes
    Désespoir, déshonneur ou la plus noire misère.

    Tu es aussi celui dont les botte arrogantes
    Martelaient chaque soir l'asphalte de nos cités;
    Provoquant une victime, dont la réponse cinglante,
    Te permit de repaître tes instincts excités.

    Tu es l'ignoble tueur apte à toutes besognes
    Qu'un fanatisme dément ne saurait refuser,
    Comme la hyène puante penchée sur une charogne
    Tu ne laisses ta victime qu'une fois rassasié.

    Je te connais S.S. et mon coeur se refuse
    A retrouver en toi une figure de soldat
    Aussi je ne crois pas te devoir une excuse
    De troubler le repos que le sort t'accorda.

    Tu as le sort d'un chien, toi qui fut de la race
    Du peuple des seigneurs, des maîtres incontestés.
    Et quand tes os blanchis, répugnant les rapaces
    Se mêleront à la terre comme un vulgaire engrais,
    Ton âme damnée s'envolera hurlante
    Vers la terre de tes pères, ta patrie d'outre Rhin
    Porter à leur caveaux la terreur, l'épouvante
    Annonçant pour tes frères un pareil destin
    Nancy le 6_11_1944
    René Stesel

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  7. LA REVANCHE
    Tonnerre sur l'Europe, les rôles sont inversés;
    Vous les pédants vainqueurs, vous êtes renversés.
    Nos soldats magnifiques foulent enfin votre terre;
    Allemand, c'est chez toi que nous portons la guerre.

    Quatre longues années, on a subi ta loi;
    Assassins sans pitié, tu nous persécutas;
    Maintenant, pleure aussi, oh, toi qui eut la foi
    Dans le plus vil bourreau que l'Europe engendra.

    Tu as vécu chez nous des heures d'abondance,
    Rien qui ne fut trop beau, pour toi brute enivrée;
    Tu l'as martyrisé notre beau pays de France
    De tes pattes sanglantes, nous l'avons délivrée.

    Dans tes cités détruites dont nous recherchons l'âme
    Seuls des vestiges branlants nous rappellent son souvenir;
    Et pour venger nos morts, de qui le sang réclame
    Nous étoufferons chez toi l'espoir dans l'avenir.

    Déjà tu sens peser sur ta tête coupable
    Le poids de tous les crimes que tu as pu commettre;
    Comme Caïn s'enfuyant tu crains l'inévitable
    Comme Judas le félon tu renies ton maître.

    Celui-ci chien sanglant aurait subi le sort
    De son triste congénère du pays transalpin
    Les autres de tes chefs sentant venir la mort
    Prisonniers ou en fuite vont suivre leur destin.

    Tu es là à nos pieds, toi l'orgueilleuse Allemagne
    Prête à la servitude, rampante et flagorneuse.
    Tes femmes comme des chiennes battant la campagne,
    Accrochées à nos chausses, impudiques, amoureuses.

    C'est là notre revanche, Germanie plein d'orgueil
    Tu as voulu son sort, ta punition arrive.
    Tes tyrans abhorrés descendront au cercueil
    Et l'Europe apaisée pourra enfin revivre.

    Texte anonyme

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