20000802

ligne de démarcation

http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:France_map_Lambert-93_with_regions_and_departments-occupation-fr.svg

créée à l'armistice du 20 juin 1940; entre en vigueur le 25 juin 1940; passe par Dole, Chalons-sur Saône, Tours et Mont de Marsan; supprimée 1er mars 1943 après l'invasion de toute la France fin 1942, annexée par All ou Italie.
4 zones: Alsace Moselle annexées;
zone retour interdit (Lorraine+)
Nord 2 dep
côtes zone rouge

nous étions une quinzaine de jeunes en vélo; on nous avait dit "foutez le camp, les allemands vont vous prendre.." on est partis de Sainte-Marguerite; les routes étaient noires de monde, des civils, mais aussi des militaires; j'étais écoeuré, des militaires jetaient leur fusil dans les fossés; on était mitraillés régulièrement , par les allemands? les italiens? on se jetait de côté, c'est comme ça que j'ai perdu les copains et je me suis retrouvé seul, bien avant Chalon sur Saône; aucun problème à ce moment, il n'y avait pas encore la ligne de démarcation.

À Buxy, dans une cote, je me suis accroché à un camion militaire.
La route était défoncée , j'ai glissé et je suis passé sous le véhicule qui suivait le camion militaire.
Blessé à la main,au pied, au milieu de la route avec mon vélo plié en 2
Une voiture oû se trouvait un médecin s'est arrété. Il m'a fait prendre en charge par une ambulance qui m'a emmené jusqu'en Lozére, à Lacanourgue.
Je suis resté 15 jours dans ce village avec les militaires.
Les militaires avaient ordre de remonter sur Clermont Ferrand et me recommande de contacter ke maire.
Je leur demande de m'emmener à. lermond Ferrand ce qui me rapprochait de la Lorraine.
Avec mon sac je suis sorti de la ville et me suis retrouvé à Montferrand dans un camp de réfugié, " le pré la reine"
Des baraquement hébergeaient 50 personnes. Je me suis trouvé un lit et me suis installé.j'ai sympathisé avec un couple de belges. Il y avait 3 espagnols dont ,un vicomte,déserteurs de l'armée espagnole. Ces bâtiments abritaient autrefois des amanites qui travaillaient dans une poudrière.
Je suis resté là jusqu'en décembre.
Je voulais partir avant avec un vélo que j'avais fabriqué avec les piéces de plusieurs autres vélos. J'avais pris un itinéraire qui passait par Roanne et pensais prendre la ligne de démarcation à la Pacaudiére. Sur la nationale 7 puis le long du canal et à un moment donné j'ai pensé me jeter dans le canal tellement j'étais fatigué mais la présence de pêcheurs m'en a empéché.
J'ai poursuivi mon chemin et rencontré des soldats belges à La Palisse.
Ils m'ont fait manger des macaronis à la française. Ils étaient sucrés.
Je suis reparti sur Moulins . A l'entrée du pont j'ai présenté mes papiers à la sentinelle allemande.
Ces faux papiers comportaient une croix gammée qui auraient dû faciliter mon voyage.
J'ai été refoulé et je me suis replié sur Clermont Ferrand en passant par Ganat.
À la nuit j'étais prés d'un champ où il y avait une immense meule de foin dans lequel je me suis glissé avec mon vélo pour me cacher.
2villageois m'avaient vu et m'ont proposé de m'héberger au village.
J'ai refusé et je me suis retrouvé dans le camp d'où j'étais parti.
Le chef de camp originaire des Ardennes m'a accueilli. Il avait trouvé du travail dans une carriére. Et il m'a conseillé de prendre contact avec le maire pour avoir
un emploi dans la même entreprise. Il m'a demandé de le remplacer comme chef de camp. J'avais 17 ans, mais personne d'aiputre ne voulait prendre ces responsabilités de s'occuper de familles entiéres. J'ai donc éte chef du bâtiment jusqu'en décembre.
Entre temps j'ai reçu une lettre me donnant rendez vous a la gare d'Arbois pour me faire passer la ligne de démarcation.un jour j'ai vu arriver mon beau frère Georges Martin dans ce même camp.il devait embarquer à Dunkerque pour l'Angleterre. Mais comme il s'était endormi sur la plage il a pris un autre bateau que celui qu'il devait prendre. Fort heureusement car ce bateau a été coulé.
Il est revenu d'Angleterre et a su où je me trouvais par ma soeur qui avait pu recevoir une de mes lettres.
Pas de drap juste des couvertures. On était en juin, début juillet 1940 

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